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    <title>イナルコの日本学部</title>
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    <description>イナルコの日本学部</description>

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    <title>Showa</title>
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      Ere Shôwa (1926-1945). Ere de la montée du militarisme et de l&#039;ultra-nationalisme.

1)a) 1ère crise : 1927, appelée La Panique de Shôwa, déclenchée par la faillite d&#039;une grande banque. Ce qui s&#039;en suivit :
-Baisse de la confiance dans le système capitaliste
-Cette crise japonaise est suivie de la crise mondiale de 1929
-Entre 1929 et 1931 : exportations et importations sont réduites de moitié ce qui entraîne des conséquences sociales importantes
-Baisse de la valeur de la livre sterling et donc augmentation du prix des produits japonais entraînant une baisse des exportations japonaises
-Baisse du salaire des fonctionnaires, baisse de la masse monétaire. Cette politique de déflation baisse le pouvoir d&#039;achat. Cette politique va gravement abîmer la situation sociale. Hausse de 20% du chômage, les inégalités progressent, le monde agricole souffre beaucoup de cette politique : famines, fermeture de beaucoup de PME.
-Cette crise est très mal gérée par le Japon qui veut rester fidèle au système international et faire bonne figure face à l&#039;Occident. Ceci est sévèrement critiqué.

1931 : Formation d&#039;un nouveau gouvernement : Inukai, avec le premier ministre Takahashi Korekiyo, qui va sortir le Japon de la crise. Takahashi est beaucoup moins soucieux de l&#039;ordre international.

Mise en place d&#039;un plan de relance économique. la reprise économique est beaucoup plus lente dans les campagnes. Durant les années 1930, une énorme différence entre les villes qui reprennent un équilibre économique tandis que les campagnes restent très pauvres. Cela entraîna des tensions sociales importantes.

Le gouvernement est accusé d&#039;aider les industries au détriment des campagnes.
L&#039;armée repose sur un recrutement dans les campagnes. Montée du &quot;fascisme&quot; aidée par le fait que les sous-officiers étaient souvent issus de la campagne.

b) Idées extrémistes qui se développent dans les années 1920 à travers des sociétés ultra-nationalistes. 
En parallèle : Montée du nombre de mariage d&#039;amour et de l&#039;individualisme. 
Evolution rapide des moeurs en ville et une société qui reste très traditionnelle dans son mode de vie : celle des campagnes.

Egalement, extrême droite ultra-nationaliste présente chez les membres les plus réactionnaires du haut gouvernement. Hiranuma Kiichirô tente de rassembler les forces nationalistes du pays. La Tokubetsukôtôkeisatsu (La police spéciale) est chargée d&#039;arrêter les partisans des idées non nationalistes (communistes essentiellement).    </description>
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    <title>Histoire du Japon S3</title>
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    <description>
      [[I) Bakamatsu (1853-1868)&gt;Bakumatsu]]

[[II) La restauration impériale et la modernisation économique et sociale pendant la première moitié de l&#039;ère Meiji (1868-1889)&gt;Meiji1]]

[[III) L&#039;affirmation du Japon comme nation moderne pendant la seconde moitié de l&#039;ère Meiji (1889-1912)&gt;Meiji2]]

[[IV) Avancées démocratiques et mouvements sociaux pendant l&#039;ère Taishô (1912-1926)&gt;Taisho]]

[[V) L&#039;ère Shôwa jusqu&#039;à la défaite (1926-1945)&gt;Showa]]    </description>
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    <title>Le Japon et l&#039;Occident</title>
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    <description>
      **I) Les premiers contacts entre le Japon et l’Occident

Les Romains avaient vraisemblablement connaissance de la présence d’un archipel au-delà de la Chine grâce à la Route des Épices et celle de la Soie, qui jouait un rôle essentiel dans la mobilité entre l’Orient et l’Occident. Elle a ainsi été empruntée par les Parthes (tous les cavaliers nomades qui débordent sur l&#039;Est de l&#039;Iran), puis par l’Empire Sassanile (Dynastie qui régna en Perse du IIème siècle après JC jusqu&#039;à la conquête Arabe en 651). 
Cette route fut aussi empruntée par Marco Polo (1254 – 1324), qui venait de la ville la plus riche de l’époque. Ce dernier a 17 ans lorsque son père (absent à la naissance de son fils) et son oncle, Matteo Polo, reviennent d&#039;un long voyage en Asie centrale où ils ont rencontré l’Empereur Mongol de Chine Kubilaï Khan, petit fils de Gengis Khan. Marco Polo sera à son service entre 1274 et 1292.
En 1298, il dicte l’ouvrage : « Le Devisement du monde », que l&#039;on trouve aussi sous le titre « Il Milione » ou « Le livre des merveilles ».
Ce livre retrace les aventures de l’explorateur marchand vénitien Marco Polo qui a vécu à la cour de Khan Kubilaï. Quand il parle du Japon, qu&#039;il dénomme Cypango  (variantes Cipango, Cipangu), du Vietnam, de la Birmanie, c&#039;est que Kūbilaï Khān y envoyait des armées.
  
&gt;La forme Cypango, prononcée Tchipan’go en italien, correspond au chinois 日本国 (« rìběnguó » en hanyu pinyin : « pays de la racine du jour », ou encore « Empire du soleil levant »), prononcé Jepèn-kwo en mandarin. La forme 日本 (hanyu pinyin : rìběn « racine du jour »), prononcée Jepèn en mandarin, est à l’origine du mot Japon.

Le marchand italien, fut ainsi le premier occidental à parler de Cypango, et à colporter la légende de fabuleuses richesses. (Selon les historiens arabes du IXème siècle, même les chaînes des chiens étaient en or !) Marco Polo n&#039;a décrit, avec une certaine dose d&#039;imagination, que la première tentative de 1274, durant laquelle une partie de l&#039;armée mongole put rejoindre la Corée.

&gt;« Cipango est une île qui est dans la haute mer, au levant, éloignée de la terre ferme de mille cinq cents milles. C&#039;est une île très grandissime. Les habitants sont blancs et de belle manière. Ils sont idolâtres et se gouvernent eux mêmes. Et vous dit qu&#039;ils ont tant d&#039;or que c&#039;est sans fin, car ils le trouvent dans leurs îles. Peu de marchands s&#039;y rendent, parce que c&#039;est trop loin de la terre ferme, et c&#039;est pour cette raison que l&#039;or y abonde outre mesure.
&gt;Et vous conterai une grande merveille du palais du Seigneur de cette île. Sachez qu&#039;il y a un grand palais qui est tout couvert d&#039;or fin, comme nos églises sont couvertes de plomb, ce qui vaut tant qu&#039;à grand peine le pourrait on compter.
&gt;Et encore, tous les pavements du palais et des chambres sont tout d&#039;or, en dalles épaisses de bien deux doigts ; et les fenêtres sont aussi d&#039;or fin ; de sorte que ce palais est de si démesurée richesse que nul ne pourrait le croire. On y trouve aussi beaucoup de pierres précieuses et beaucoup de poules rouges qui sont bonnes à manger.
&gt;Et vous dit que l&#039;on parla à Kubilaï Khan de la grande richesse qui était en cette île ; et aussitôt il songea à la faire prendre. Il y envoya donc deux de ses barons avec grande quantité de navires et grand nombre de gens à cheval et à pied. Et nommait-on l&#039;un de ces barons Abacan et l&#039;autre Vonsanicin. Et ils étaient tous deux sages et vaillants. Et que vous en dirai-je. Ils partirent avec tout leur monde, des ports de Canton et de Quinsay, et ils se mirent en mer. &gt;Tant naviguèrent qu&#039;ils vinrent en ladite île, et descendirent à terre, et prirent du terrain et des villages, mais nul bourg ni cité. Il leur arriva enfin la mésaventure que je vais vous dire. Sachez que le vent du Nord souffla très fort et fit en cette île grand dommage. Et comme il y avait peu de ports, la flotte du grand Khan ne put résister à si grand vent. Aussi pensèrent ils que s&#039;ils restaient là, leur flotte serait toute perdue. »
&amp;italic(){Source : http://cuisinejapon.chez.com/MarcoPolo.htm}

En 1293 puis en 1268, Kubilaï Khan avait envoyé plusieurs émissaires sur le territoire japonais pour exiger d’eux une reddition sous peine de se voir envahir par les Mongols.
Les mongols n&#039;ayant aucune compétence maritime, c&#039;est au coréens qu&#039;échut la réalisation de la flotte d&#039;invasion, tandis que les soldats mongols ratissaient le pays pour engranger des vivres.
Par ailleurs, la Corée aurait fait croire à la Chine que le Japon était un pays désorganisé.

Les dieux entendront les prières du peuple japonais et daigneront lancer un typhon, un Vent Divin «  かみかぜ »【神風】, qui enverra la flotte des Mongols par le fond.

Même si l’or y est rare, le Japon est cependant riche en laque. La plus vieille date d’il y a environ 6 000ans, ce qui en fait la plus vieille au monde.
 
&gt;La laque japonaise traditionnelle est réalisée avec la résine extraite du tronc de l&#039;arbre « うるし» 【 漆】.  On retrouve la laque à base de résineうるしsur le continent : en Chine, en Corée, à Taiwan, au Vietnam, en Thaïlande et au Myanmar (anciennement Birmanie).

Le prix de la laque est d’ailleurs supérieur à celui de l’or. Pourtant, l’image d’un Japon riche en or perdure, entre autres en Europe et en Chine, jusqu’à l’arrivée des Portugais au XVIème siècle.
Cette arrivée marque le début de la production de mousquets (ancêtre du fusil) ainsi que l’entrée du Christianisme, et par extension, du Catholicisme, sur le territoire japonais.


**II) Le Christianisme au Japon

En 1541, Saint François-Xavier, missionnaire jésuite d’origine basque espagnole, est envoyé en Asie pour évangéliser les peuples d’Extrême Orient. Il se déplace progressivement vers l’Est et arrive à Kagoshima 【鹿児島】, sur l’Île de Kyūshū 【九州】.

Après lui, arrive un autre jésuite, Luis Fróis (né en 1530) qui débarque le 6 juillet 1563 à Yokoseura. Ce dernier souhaite suivre les traces de Saint François-Xavier. On lui doit les premiers ouvrages vraiment intéressants sur la Japon. (« Traité de Luís Fróis, S.J. (1585) sur les contradictions de mœurs entre Européens et Japonais »)
Il est responsable d’un grand projet sur l’Histoire du Japon intitulé : « História do Japão » (Histoire du Japon) (1583 – 1597), premier ouvrage dans une langue occidentale, et donc, premier véritable savoir Occidental. L’arrivée des jésuites est capitale, car ils seront les premiers à rédiger des ouvrages qui se soient pas trop fantaisistes à propose du Japon, et à rédiger des dictionnaire.

Il rencontre le Shōgun Ashikaga Yoshiteru  足利義輝 (1536-1565) à Kyōtō. Après l’assassinat de ce dernier, il fuit Kyoto pour Sakai, où il rencontre et se lie d’amitié avec le Daïmiō (« seigneur » littéralement « grand nom ») Oda Nobunaga 【織田信長】 (1534-1582.6.21). 
Nobunaga soutiendra Fróis et sa campagne d’évangélisation pour divers motifs : tout d’abord pour contrer les sectes (écoles de pensée) dont les ambitions politiques ne cessaient de croître, écoles qui possédaient par ailleurs une vraie force militaire. Il devient le patron des missionnaires jésuites au Japon, mais ne s’y convertira jamais.
Le but de Nobunaga est d’unifier le pays. Dans ce but, il se procure des canons via les jésuites, rase la forteresse du Mont Hie à Kyoto et extermine les factions de Bouddhistes guerriers.

Il sera trahi par l’un de ses vassaux, Akechi Mitsuhide【明智光秀】 et se fera seppuku.
Il sera succédé par l’un de ses vassaux, Toyotomi Hideyoshi 【豊臣秀吉】 qui, contrairement à Nobunaga, se montre très méfiant vis-à-vis de l’extérieur. De plus, il prend conscience de ce qu’implique l’évangélisation par les jésuites, surtout lorsqu’il s’agit des Seigneurs, massivement convertis. En effet, ces derniers cèdent leurs terres au Pape après leur conversion. Le Daïmiō est opposé au fait qu’un pouvoir religieux puisse acquérir une nouvelle souveraineté sur le territoire japonais et craint aussi d’éventuelles invasions venues d’Europe.

Il lance en 1587 des « purges anti-chrétiens » : de 1587 à 1598, les missionnaires sont bannis et doivent se regrouper à Hirado en attendant le départ des navires. Mais Hideyoshi accepte de fermer les yeux sur la présence de quelques religieux, qui portent un kimono ordinaire à la place de leur soutane et continuent à baptiser ou visiter les chrétientés.
À partir de 1590, les incidents se multiplient : mentionnons par exemple l&#039;affaire du San Felipe. Ce galion espagnol, venu de Manille, s&#039;échoue à la côte du Japon. Le seigneur local prétend avoir le « droit de prise », droit de piller l&#039;épave, qui existe à la même époque en Europe. Le capitaine furieux réplique que son roi, Philippe II, est le plus puissant du monde et qu&#039;il viendra sous peu soumettre le Japon : d&#039;ailleurs il a déjà sur place ses meilleurs agents : les jésuites ! Il n&#039;en faut pas plus pour éveiller les soupçons chez Hideyoshi et son entourage, qui se sentent confortés dans leurs idées sur les religieux. L&#039;affaire entraîne l&#039;exécution de chrétiens à Nagasaki. L&#039;arrivée des franciscains espagnols entraîne également des perturbations.
Le 16 septembre 1598, la mort de Hideyoshi lors des campagnes de Corée met provisoirement fin à la persécution. Quant aux jésuites, ils ne retiendront que les persécutions perpétrées contre eux au Japon.

Celui qui lui succèdera, le très habile Tokugawa Ieyasu 【徳川家康】, fermera l’archipel à tout contact avec l’extérieur. 
Ce que les Japonais appellent Sakoku (« fermeture du pays ») s’étend de 1643 à 1853 et correspond à l’ère du Shogounat. Pendant cette période, les Japonais ne pouvaient pas quitter le pays sans risquer la peine de mort à leur retour ; il est interdit à tout Japonais ayant passé plus de cinq années hors des frontières du pays de revenir.
De plus, les étrangers (les Portugais et les Espagnols, et des missionnaires chrétiens) étaient étroitement surveillés. Toutefois, le Japon n’ignorait pas le monde extérieur. Les Hollandais pouvaient s’installer sur l&#039;île artificielle de Deshima de la baie de Nagasaki et les Chinois avaient un quartier réservé dans cette ville. Trois autres portes, Okinawa, Tsushima et Hokkaido, permettaient un commerce important et un contact permanent pour une élite modernisée.

&gt;Tsunenaga Hasekura ( 支倉六右衛門常長—  les sources européennes contemporaines écrivent Faxecura Rocuyemon, reflétant approximativement la prononciation de l&#039;époque —), également appelé Don Felipe Francisco Hasekura après sa conversion au christianisme, est né en 1571 et décédé en 1622. Samouraï japonais, vassal du daimyō de Sendai, Masamune Date, il dirigea une ambassade vers la Nouvelle-Espagne puis l&#039;Europe entre 1613 et 1620. Il fut le tout premier officiel japonais envoyé aux Amériques, et lorsqu&#039;il se rendit en France, permit le premier contact direct entre Français et Japonais.

&gt;Bien que l&#039;ambassade de Hasekura ait fait une forte impression en Europe, elle est arrivée à une époque où le Japon tentait de supprimer le christianisme de son sol, si bien que les monarques européens, tels que le roi d&#039;Espagne, ont finalement refusé les arrangements commerciaux que Hasekura tentait d&#039;établir. Hasekura est rentré au Japon en 1620 et mort de maladie environ un an après, son ambassade n&#039;ayant débouché sur aucun résultat dans un Japon en plein isolationnisme.


**III) Un intérêt pour le Japon ?

Engelbert Kaempfer (1651-1716) est un médecin et voyageur Allemand qui se fera passer pour un ressortissant hollandais entre au Japon en 1690 et y vivra deux ans.
Il rédige en 1729 l’« Histoire naturelle, civile, et ecclésiastique de l&#039;empire du Japon.. 2 vols. » qui est une analyse qui se développe dans une démarche globalement positive et juste sur le pays nippon, l’homme étant anti-clérical.
Il a introduit l&#039;acupuncture en Europe.

Le Japon trouve sa place au XVIIIème siècle dans les réflexions des philosophes des Lumières, Montesquieu, Voltaire, Diderot, qui en critiquent, dans des écrits très souvent fantaisistes, les mœurs au regard de leur théorie respective de la civilisation, stigmatisant ici la cruauté, le despotisme, le clergé corrompu, saluant là l’île qui s’est fermée au monde afin d’échapper à l’emprise néfaste de l’Église et de l’Occident.  
Montesquieu, qui le jugeait comme étant « mauvais » dans son essai : « De l’esprit des Lois », il affirme qu’
« Il est vrai que le caractère étonnant de ce peuple opiniâtre, capricieux, déterminé, bizarre &amp; qui brave tous les périls &amp; tous les malheurs, semble à la premiere vûe, absoudre ce législateur de ’atrocité de ses lois ; mais des gens, qui naturellement méprisent la mort, &amp; qui s’ouvrent le ventre par la moindre fantaisie, sont-ils corrigés ou arrêtés par la vûe des supplices, &amp; ne peuvent-ils pas s’y familiariser ?
&gt;Ce texte est disponible dans « Google Books »

De même, Voltaire, dans son « essai sur les mœurs et l&#039;esprit des nations » en 1756 prétend que :

« Ce royaume borne notre continent, comme nous le terminons du côté opposé. Je ne sais pourquoi on a appelé les Japonais nos antipodes en morale ; il n&#039;y a point de pareils antipodes parmi les peuples qui cultivent leur raison. »

Leur ton particulièrement méprisant semble dénoter d’une vexation de la part des deux philosophes. Ce comportement est récurrent, même de nos jours. Cela montre qu’à la fin du XVIIIème siècle, l’incapacité à comprendre le Japon et les Japonais est totale ; et ce, malgré l’existence depuis 1669 de l’École des Jeunes de Langues (ancêtre de Langues’O) par Colbert. Cette école a pour but de former des interprètes, appelés « Drogmans » à cette époque (ce terme d’origine arabe utilisé en Orient pour désigner un interprète). En 1795, l’École spéciale des Langues orientales est créée. Elle englobera progressivement l’École des Jeunes de Langues et l’objectif change pour prendre en compte le rapport à l’altérité et à la culture est incluse dans la formation.


**IV) L’ouverture forcée des frontières et le nouvel intérêt pour le Japon

Au XIXème siècle voit un regain d’intérêt gagner l’Occident. Franz Bopp, linguiste allemand (Mayence 1791-Berlin 1867). Pose la question de la généalogie des langues et des rapports qu’il y a entre elles, (? même si la langue japonaise n’entrait pas dans le cadre de ses études ?).

&gt;Son mémoire sur le Système de la conjugaison du sanskrit comparé avec celui des langues grecque, latine, persane et germanique (en allemand, 1816) fait de lui un des fondateurs de la grammaire comparée : quelques années avant Grimm, il établit l&#039;origine commune (indo-européenne) du sanskrit et des autres langues citées grâce à une comparaison rigoureuse des flexions verbales. Sa monumentale Grammaire comparée des langues indo-européennes (1833-1852, 6 volumes), traduite en français par M. Bréal, exerça une profonde influence.*

&amp;bold(){Le Japon deviendra un centre d’intérêt de par sa particularité.}

Le 8 juillet 1853, le commodore Matthew Perry et ses quatre «Vaisseaux Noirs» lancent à l’empereur un ultimatum  sous couvert d’un prétendu message d&#039;amitié du président américain Franklin Pierce. En fait d&#039;amitié, il s&#039;agit d&#039;une injonction à se soumettre.
Le Japon se voit obligé de se soumettre quelques mois plus tard, le 31 mars 1854 à Kanagawa.

En 1858, le Shogunat a conclu des traités d’amitié et de commerce (Ansei gokakoku jōyaku  安政五カ国条約)  avec quatre grandes nations européennes -parmi lesquelles la France- et les États-unis. Il s’agissait d’accords comportant des clauses inégales typiques de cette époque de colonialisme. Par exemple, alors que les Français jouissaient de l’exterritorialité sur le sol nippon, le Japon, lui, fut contraint de renoncer à fixer librement ses taxes douanières. Il a fallu 50 ans de négociations longues et difficiles pour que ces points soient révisés et les clauses inégalitaires amendées. Toutefois, en signant ce traité, le Japon profitait de cette ouverture pour entamer sa propre modernisation, et parvenait à préserver son indépendance.

***L’attrait culturel

En 1868, Léon Pagès traduit un dictionnaire japonais-portugais rédigé par les jésuites en français à Paris.
En 1868, Création de la chaire de japonais à l’école impériale des langues orientales. Le Titulaire en sera Léon de Rosny, un autodidacte en japonais – même si la langue n’est pas unifiée.

Dans les années 50, il n’y a que quatre étudiants en japonais. Ils avaient 50 kanji à apprendre par année.


**V) La « réhabilitation » du Japon

Lorsque la mission japonaise envoyée par le dernier shôgun participa à l’Exposition universelle de 1867, on fit venir de nombreux livres et des produits artisanaux et d’art japonais. C’est aussi au cours de cette manifestation que s’affirma l’intérêt pour l’art japonais en France. C’était la naissance du courant appelé « Japonisme ». Ce n’est pas tant le pays qui attire que « l’exotisme » qu’inspire cet archipel.
Clemenceau, ami de Claude Monet fait partie des grands collectionneurs d’œuvres japonaises. Le peintre impressionniste lui offrira d’ailleurs une toile : « Le Bloc » qui appartient aujourd’hui à la reine d’Angleterre, mais dont une reproduction se trouve sur le mur de son bureau au Musée Clemenceau.


***Bonus : Le japonisme en art pictural

Les lois anciennes héritées de la Renaissance, déterminant autant la perspective, le cadrage, le modelé et le traitement de la couleur, sont confrontées à des solutions inédites. L’influence est sensible à plusieurs niveaux. Dans un premier temps, l’art japonais peut avoir valeur anecdotique. Monet représente son épouse vêtue d’un kimono (la Japonaise, 1876, Museum of Fine Arts, Boston). Un motif d’estampe peut également inspirer le sujet principal d’une œuvre (Gauguin, les Trois Petits Chiens, 1888, Museum of Modern Art, New York ; la Vision après le sermon, 1888, National Gallery of Scotland, Edimbourg). L’influence du japonisme se ressent néanmoins jusque dans la structure même des œuvres : les compositions évoluent (Pierre Bonnard, l’Enfant au pâté de sable, 1894, musée d’Orsay), les cadrages se resserrent, les vues plongeantes inspirées de la peinture de l’ukiyo-e se multiplient (Mary Cassatt, la Toilette de l’enfant, v. 1891, Art Institute, Chicago ; le Tub, Degas, 1886, musée d’Orsay). L’emploi d’aplats de couleur (Émile Bernard, Maurice Denis) se généralise, les modelés et effets d’ombres s’unifient, le dessin s’épure. La profondeur se restreint (Manet, le Fifre, musée d’Orsay) et l’emploi des arabesques (Beardsley) se multiplie. Tous ces éléments, d’abord sujets d’imitation, sont progressivement assimilés par les artistes qui les intègrent à leurs recherches. Dans certains cas, cette influence joue un rôle de puissant catalyseur. Les plus grands artistes de la période parmi lesquels Monet qui enserre ses vibrantes Nymphéas dans un cadrage très serré et Van Gogh, collectionneur d’estampes et organisateur d’une exposition en 1887, se saisissent de cette nouvelle orientation qui influence également des artistes comme Whistler et Toulouse-Lautrec (Jane Avril, le Divan japonais).

L’exposition universelle de 1900 qui permet la découverte de productions plus anciennes et moins populaires marque la fin de cet exceptionnel phénomène de mode.


-En 1868, dans son portrait d’Émile Zola, Manet signale la présence du Japon dans les milieux artistiques et littéraires en plaçant un paravent de style japonais et une estampe d’Utagawa Kuniaki près du fondateur du naturalisme. Manet intègre par ailleurs dans ses oeuvres des techniques familières aux artistes de l&#039;ukiyo-e : sujets coupés par les limites du cadre, suppression de l’horizon pour obtenir un plan plat (En bateau, 1874) ou intrusion d’éléments verticaux qui brisent l’unité du plan (Le Chemin de fer, 1873).

-Claude Monet (1840-1926) possédait une collection de 250 estampes qui sont aujourd’hui exposées dans sa maison de Giverny. Dans le jardin de cette maison se tient toujours le petit pont de style japonais qu’il a peint aux quatre saisons : son reflet dans l’eau se mêle aux nymphéas dont les couleurs ont fasciné l’artiste. Il a trouvé ces couleurs dans les estampes d’Hiroshige, peintre-voyageur des paysages du Tokkaïdo. Monet n’a pas résisté à la tentation de peindre sa femme (La Japonaise, 1876), dans un kimono au rouge vif, un éventail déployé près du visage, à la manière des beautés d’Utamaro.

-Van Gogh (1853-1890) possédait lui plus de quatre cents estampes, aujourd’hui visibles au musée d’Amsterdam qui lui est consacré. Ce peintre hollandais, qui a passé les quatre dernières années de sa courte vie à Paris et en Provence (il se suicide à l’âge de 37 ans), était probablement le plus fervent des japonistes : &quot;Tout mon travail se construit pour ainsi dire sur les Japonais [...] L’art japonais est en décadence dans sa patrie, mais il jette de nouvelles racines chez les impressionnistes français&quot;, écrit-il à son frère Théo, en 1886. Van Gogh passait de longues heures à Paris à fouiller dans les réserves d’estampes de la galerie de Samuel Bing, qui écrivait dans sa revue Le Japon Artistique, en mai 1888 : &quot;Cet art [japonais] s’est à la longue mêlé au nôtre. C’est comme une goutte de sang qui s’est mêlé à notre sang, et qu’aucune force au monde ne pourra éliminer&quot;. Van Gogh est le peintre des couleurs, du mouvement, de la fusion des éléments de la nature, dont les humains font partie. Il comprenait avec intuition l’intention des maîtres de l’ukiyo-e : saisir, dans sa fugacité, le « mono no aware », la sensibilité aux choses du monde flottant, monde transitoire, à la fois vain et exaltant. 

-Édouard Degas (1834-1917) est le peintre du mouvement, des activités humaines des plus simples aux plus sophistiquées : il étudie avec passion le corps des danseuses de ballet, les attitudes des repasseuses, des femmes qui se coiffent, ou celles qui boivent de l’alcool aux terrasses des cafés. Son intérêt pour les poses et les attitudes humaines a été renforcé par sa découverte des estampes japonaises, et en particulier les mangas (croquis et dessins) de Hokusai, décrivant les gestes ordinaires de la vie quotidienne. Degas a visité l’Espagne et le Maroc en 1889. 

-Un des disciples les plus célèbres de Degas est Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), qui a renouvelé l’art de l’affiche en France. Bien que très faible et dépourvu de l’usage de ses jambes, Lautrec a observé intensément la vie des artistes, des prostituées, de la clientèle des cafés-concerts et cabarets de Montmartre. Les estampes japonaises qu’il admirait avec Monet et Van Gogh lui ont suggéré les mouvements si caractéristiques de ses personnages. La signature de Lautrec était elle-même inspirée des sceaux (de censure) japonais qui figuraient sur les estampes. 

-Paul Cézanne (1839-1906) est le peintre des couleurs, celles de la Provence notamment, où il a rencontré Van Gogh. Sa peinture est caractérisée par des volumes obtenus par des touches de couleurs juxtaposées, ce qui le rapprochait des techniques utilisées par les impressionnistes. Cézanne a fait de nombreuses tentatives pour fixer sur la toile la fameuse Montagne Sainte Victoire près de la ville d’Aix-en-Provence. Ces peintures répétitives rappellent les multiples vues du Mont Fuji exécutées par Ando Hiroshige. 

-Paul Gauguin (1848-1903) appartient à la génération des peintres dits post-impressionnistes. Influencé à ces débuts par Monet, Degas et Pissaro, il a également entretenu avec Van Gogh une amitié courte mais tumultueuse au cours d’un travail en commun de quelques mois à Arles, en 1888. A partir de 1891, il quitte la France pour s’installer en Polynésie, et notamment à Tahiti, où il poursuit son travail jusqu’à sa mort. Ce sont ces images aux couleurs vives, symboliques plus que réalistes, proches de l’art &quot;primitif&quot; en contact avec la nature brute et encore pure, qui marquent le plus l’oeuvre de Gauguin. La série de ses Tahitiennes est probablement l’une des plus étonnantes et exotiques de l’histoire de la peinture française.

-Comme Gauguin, Henri Matisse (1869-1954) appartient à la période post-impressionniste, post-japoniste : l’art de l’ukiyo-e n’est plus une révélation, mais une découverte qui a été assimilée, intégrée au développement de la peinture. Avec Matisse, maître du fauvisme, l’extraordinaire vivacité des couleurs et de la lumière dominent sur les formes, qui deviennent secondaires et se réduisent à des lignes. Matisse poursuit une recherche de l’essentiel, de l’abstraction absolue, qui exige la simplification extrême des moyens et le conduit à un art purement décoratif, annonçant l’art contemporain. Les couleurs de l’Orient ont aussi profondément intéressé Matisse, mais en comparant ses nombreuses odalisques à celles de Ingres ou Delacroix, près d’un siècle plus tôt, on mesure l’immense chemin parcouru. 

&gt;http://www.hku.hk/french/dcmScreen/lang3022/lang3022_odalisques_matisse.htm 


Les arts décoratifs se montrent de même très perméables à ce courant. Gallé, Tiffany, Haviland ou Baccarat produisent des objets ornés de motifs floraux ou d’animaux exotiques (poisson, libellule). Le mobilier, les papiers peints ne sont pas en reste (mouvement Arts and Crafts ; Edward Godwin) tout comme l’architecture et la photographie pictorialiste (Steichen, Stieglitz). L’époque est également marquée par l’ouverture à Paris du musée Guimet (1889) et musée Cernuschi (1898).

Sources :
« Japonisme » Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

© DC Meyer 2009
University of Hong Kong

L’influence japonaise se retrouve aussi en littérature : En 1887, Pierre Loti publie le roman (plus ou moins autobiographique) « Madame Chrysanthème (qui peut être lu et téléchargé sur le site InLibroVeritas.net). 
De même, Lafcadio Hearn ; fils d’une grecque et d’un irlandais installé au Japon après avoir vécu à divers endroits. Il se marie à une Japonais et prend le nom de Koisumi Yakumo  【小泉八雲】. Il rédigera sur place un recueil de nouvelles fantastiques inspirées par des histoires de fantômes Japonais glanées au fil de ses rencontres.

**VI) Un refroidissement dû à leur comportement dans le pacifique

Le phénomène de japonisme prend fin en 1910, et laisse la place à l’évocation du « Péril Jaune », dû à la guerre sino-japonaise, à la prise de Taiwan par le Japon (1894 – 1895) et par la défaite de la Russie face au Japon ; la flotte russe ayant été coulée par les Nippons. Ceci provoque un refroidissement de l’intérêt pour le pays du Soleil Levant, malgré l’inimitié envers la Russie à l’époque.

En 1924 pourtant, est créée la « Maison Franco-Japonaise de Tokyo », reliquat de l’époque coloniale en Asie. La connaissance du pays est autrement plus profonde à ce moment là qu’à la fin du XVIIIème siècle.
Le 1er janvier 1921Paul Claudel devient ambassadeur au Japon, où il est accueilli avec enthousiasme. Il adoptera le pseudonyme d’« Oiseau Noir » 【黒鳥】 et il est certain que Claudel a posé au plus profond les bases d&#039;une entente franco-japonaise.

L’année 1931 marque un refroidissement dans les relations franco-japonaises et surtout sino-japonaises à cause de l’affirmation de la politique impériale de l’archipel en Chine, notamment en Mandchourie : Le Japon finit par quitter la Société des Nations en 1933.
Entre 1937 et 1945 se déroule la dernière guerre sino-japonaise, provoquée par l’incident de Mandchourie (ou incident de Moukden) : Dans la nuit du 18 septembre 1931, une voie de chemin de fer appartenant au Japon est détruite. Ces derniers affirment avoir été victimes d’un acte de sabotage mis en place par les Chinois. Il semble aujourd’hui que les Japonais auraient mis cet incident en scène dans le but d’envahir la Mandchourie. Quoiqu’il en soit, l’armée japonaise prit d’assaut une cargaison chinoise située à proximité des lieux. Un gouvernement factice, le mandchoukuo, fut mis en place.


Plus tard, lors de la Seconde Guerre Mondiale, le Japon décida de la « confiscation » des colonies européennes d’Asie : Le Japon occupe l’Indochine après la chute de Paris et signe le pacte tripartite le 27 septembre 1940, puis occupe Hong Kong le 25 décembre 1941.

À la fin de la guerre, seuls les États-unis « s’intéressent » au Japon, ceux-ci les prenant sous leur tutelle.


Finalement, un regain d’intérêt pour le Japon touchera le monde grâce au film « Rashōmon » 【羅生門】d’Akira Kurosawa 【黒澤明】,  sorti en 1950.
----    </description>
    <dc:date>2010-02-15T01:43:33+09:00</dc:date>
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    <title>2009/2010</title>
    <link>http://www1.atwiki.com/inalco/pages/73.html</link>
    <description>
      &amp;bold(){Premier Texte : おぼん休み}

1.　毎年、8月12日ごろから8月17日ごろまでおおぜいの日本人がりょこうします。
&amp;u(){Traduction } : Chaque année, du 12 aout au 17 aout environ, de nombreux japonais voyagent. 
&amp;u(){Vocabulaire : }
りょこうする : Voyager
年 : Année, se prononce ici : Toshi

2. 大きいとしに住んでいる人たちがいなかへ帰ります。
&amp;u(){Traduction} :Les gens qui habitent dans les grandes villes rentrent dans leurs provinces à cette occasion.
&amp;u(){Vocabulaire} :
とし: grande ville　
いなか : campagne / pays natal.

3. おみやをたくさんもって行きます。
&amp;u(){Traduction} : Apportant de nombreux présents. (voire : Ils apportent de nombreux présents.)
&amp;u(){Vocabulaire} :
おみやげ : Présent, cadeau, souvenir.

4.いなかには子どものとき住んだいえがあります。
&amp;u(){Traduction} : Dans ces provinces, il y a la maison qu&#039;ils habitaient dans leur enfance.

5.今も年をとったおとうさんやおかあさんがそのいえにすんでいます。
&amp;u(){Traduction} : Dans cette maison, habite aujourd&#039;hui encore, leurs parents âgés.

6.おはかもちかくの山にありますから、かぞくはみんなでおはかへ行って、しんだおじいさんやおばあさんに花や食べものをあげたりします。
&amp;u(){Traduction} : Comme il y a des tombes qui se trouvent dans la montagne proche, toute la famille s&#039;y rend pour y apporter des fleurs et de la nourriture à leurs grands-parents décédés.
&amp;u(){Vocabulaire} :
おはか : Tombe (お honorifique)
かぞく : Famille

7. それから、子どものときのともだちに会って、いろいろ話します。
&amp;u(){Traduction} : Puis, ils rendent visite et discutent avec leurs amis d&#039;enfance.

8.　子どももおとなもゆっくり休んで、また、17日ごろとしにおみやげをもってもどります。
&amp;u(){Traduction} : Parents et enfants se reposent tranquillement, puis vers le 17, ils retournent en ville en rapportant des souvenirs. 
&amp;u(){Vocabulaire} : 
ゆっくり : Tranquillement
もどる: Acquérir

9.　これをおぼん休みといいます。
&amp;u(){Traduction} : On appelle cela, la fête des mots. voire : On appelle cela les vacances de おぼん )

10.　このおぼん休みがほとんどの日本人のなつ休みです。
&amp;u(){Traduction} : Cette fête constitue les vacances d&#039;été de la plupart des japonais.
&amp;u(){Vocabulaire} : 
ほとんど : La plupart

11.　ですから、でんしゃやどうろはとてもこみます。
&amp;u(){Traduction} : C&#039;est pourquoi les trains sont bondés, et les routes embouteillées. 
&amp;u(){Vocabulaire} : 
どうろ : route

12.　そして東京のでんしゃやとうろは人もくるまもすくなくたります。
&amp;u(){Traduction} : Inversement, les trains et les routes de Tokyo se vident de leurs voitures et de sa population (de ses gens).

13.　また、休みのレストランやみせもおおいです。
&amp;u(){Traduction} : Par ailleurs, les restaurants et les magasins, sont nombreux à être fermés.     </description>
    <dc:date>2010-02-13T20:15:01+09:00</dc:date>
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    <item rdf:about="http://www1.atwiki.com/inalco/pages/2.html">
    <title>Menu</title>
    <link>http://www1.atwiki.com/inalco/pages/2.html</link>
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    <dc:date>2010-02-13T15:22:50+09:00</dc:date>
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    <item rdf:about="http://www1.atwiki.com/inalco/pages/78.html">
    <title>japethno1</title>
    <link>http://www1.atwiki.com/inalco/pages/78.html</link>
    <description>
      *Cours 1 : Rappel de quelques caractéristiques géographiques et de la conscience qu’on en a au Japon. &quot;Ethnicité&quot; japonaise.


-La façon dont on apprend le monde aux étudiants japonais et français est différente. Par exemple, les débats sur la Corée du Nord sont présents presque chaque jour au Japon, alors qu’on en parle très peu en France. A l’inverse, l’Afrique est presque exclu des débats japonais. Il y a par ailleurs plusieurs contentieux territoriaux avec la Russie.

-Dans les discours japonais, on entend beaucoup dire que le Japon est une île (Shima-guni), ce qui devrait expliquer plusieurs aspects du Japon. On peut noter qu’il s’agit indubitablement d’une île, historiquement parlant (Sakoku) ; les relations à Edo étaient contrôlées.
     日本は島だから、日本はまだまだ。

-C’est un archipel (Rettô) ; une série d’îles (on parle de 8645 dont seulement une centaine est habitable). Au temps préhistoriques, le Japon était rattaché au continent ; ce qui a permis une culture commune, a l’instar de l’Occident.

-Mais depuis le début des années 80, les chercheurs et médias se mettent à dire que le Japon n’est en fait pas une île. Après guerre, le Japon était considéré comme le criminel ; il était à certains égards très mal vu de s’en intéresser. D’ailleurs les BD telles que Tintin ou d’autres encore, caricaturent les japonais à l’extrême. Pour se défendre de cela, le Japon se referme sur lui-même, et l’idée des japonais comme peuple homogène naît. Aujourd’hui que l’on a besoin de travailleurs étrangers et que la culture japonaise a de plus en plus de succès à l’étranger, ce credo tend à être revu.

-Les courants marins remontant des Philippines ont une importance géologique (ils drainent les typhons) et culturelle ; on trouve dans le Sud du Japon des traces de l’époque Jômon prouvant que ces courants ont été empruntés pour émigrer au Japon (lequel n’existait pas encore sous ce nom !).

-D’autre part, la chaîne de montagnes séparant le pays en deux a une immense importante. Cette chaine entraine :
--le côté de la mer du Japon plus froid, moins développé : Ura Nihon (Japon de l’envers)
--le côté du Pacifique, plus chaud et plus développé : Omote Nihon (Japon de l’endroit)

-Mais on peut également parler du Japon comme étant un pays de montagnes : Yama no kuni, car constitué à 70% de montagnes. Cela entraine également de grandes diversités culturelles : on parle souvent différemment d’une vallée à l’autre.

-La pollution lumineuse permet de reconnaitre le Japon de l’endroit du Japon de l’envers ; et il y a parfois un manque de développement patent dans le Japon de l’envers, par rapport à l’endroit. On fait la différent entre le centre (Chûô) et la province (Chihô). A Tôkyô, tout est centralisé, encore pire qu’à Paris. On utilise très fréquemment d’ailleurs le terme 上京 qui signifie monter à la capitale (nobori qu’on oppose à kudari).

-Il existe plusieurs différences aussi entre le Kansai et le Kantô :
--Kantô : région de Tôkyô, on les dit descendants des samurai et cachant leur luxe (gimi)
--Kansai : où loge l’ancienne capitale impériale, encore vue comme très chique.

-Okinawa est encore différent. Il n’a pas une histoire commune avec le Japon, et on dit qu’il y a autant de diversités culturelles à Okinawa que dans tout le Japon.


**Mots-clefs
-Shima-guni / Rêtto
-Omote Nihon / Ura Nihon
-Chûô / Chihô    </description>
    <dc:date>2010-02-13T15:16:25+09:00</dc:date>
  </item>
    <item rdf:about="http://www1.atwiki.com/inalco/pages/4.html">
    <title>L1S2</title>
    <link>http://www1.atwiki.com/inalco/pages/4.html</link>
    <description>
      **Liste des matières - cours de la promotion 2008-2009 / 2009-2010


***Grammaire

-[[Structure de la langue S2&gt;Structure de la langue]]
-[[Analyse et exercices S2&gt;Analyse et exercices S2]]
-[[Lecture et traduction S2]]

***Expression écrite

-[[Lexicologie et sémantique S2&gt;Lexicologie et sémantique]] (à créer)
-[[Thème et rédaction S2&gt;Thème et rédaction]]
-[[Introduction aux sinogrammes S2&gt;Introduction aux sinogrammes]]
-[[Kana et Kanji S2&gt;Kana et Kanji]] (à créer)

***Civilisation

-[[Histoire du Japon ancien S2]]
-[[Aspects du Japon Contemporain S2&gt;Japon contemporain]]



.    </description>
    <dc:date>2010-02-13T15:12:27+09:00</dc:date>
  </item>
    <item rdf:about="http://www1.atwiki.com/inalco/pages/10.html">
    <title>Japon contemporain</title>
    <link>http://www1.atwiki.com/inalco/pages/10.html</link>
    <description>
      **Aspects du Japon contemporain S2

***Liste des chapitres :

2008-2009
----
+[[Analyse d&#039;une cérémonie de mariage]]
++[[Cérémonie de mariage : déroulement&gt;http://japethno.info/jmbutel/spip.php?article175&amp;lang=fr]] (annexe japethno)
++[[Cérémonie de mariage : historique lapidaire&gt;http://japethno.info/jmbutel/spip.php?article172&amp;lang=fr]] (annexe japethno)
++[[Cérémonie de mariage : Où se marie-t-on au Japon ?&gt;http://japethno.info/jmbutel/spip.php?article173&amp;lang=fr]] (annexe japethno) PDF
++[[Cérémonie de mariage : quelle somme débourser ?&gt;http://japethno.info/jmbutel/spip.php?article174&amp;lang=fr]] (annexe japethno)
++[[Cérémonie de mariage : une grande variété&gt;http://japethno.info/jmbutel/spip.php?article171&amp;lang=fr]] (annexe japethno)
+[[La religion au Japon]]
+[[Les japonais face à la religion]]
+[[Les nouvelles religions dans le Japon contemporain]]
+[[Famille. Maisonnée.]]
+[[Modèle familial et choix du conjoint]]
----


2009-2010
----

[[Cours 1 : Rappel de quelques caractéristiques géographiques et de la conscience qu’on en a au Japon. &quot;Ethnicité&quot; japonaise.&gt;japethno1]]


Lectures obligatoires (JF Sabouret) : [[http://www.megaupload.com/?d=KR2SO0M0]]    </description>
    <dc:date>2010-02-13T14:49:52+09:00</dc:date>
  </item>
    <item rdf:about="http://www1.atwiki.com/inalco/pages/77.html">
    <title>Taisho</title>
    <link>http://www1.atwiki.com/inalco/pages/77.html</link>
    <description>
      *IV) Avancées démocratiques et mouvements sociaux pendant l&#039;ère Taishô (1912-1926)

Discussion sur la date du début de la démocratie Taishô : 1905 ? 1912 ? Ici : 1912.

1) La démocratie Taishô est une période de changement, qui annonce une forte montée du nationalisme.
Déclin de la suprématie des hommes politiques issus des anciens fiefs puissants.

Itô Hirobumi démissionne en 1901, il était une figure importante de Meiji.

Saionji Kinmochi et le général Katsura alternent au pouvoir. En décembre 1912, le cabinet Saionji est dissolu par l&#039;armée et le général Katsura vient au pouvoir. Mais les parlements refusent ce nouveau cabinet. Le général Katsura décide de créer un parti politique qui le soutiendra en 1913 : le Rikken Dôshikai. Les parlementaires du Seiyûkai (parti de Saionji) essayent d&#039;alerter la population, les journalistes. 

1918 : arrivée à la tête du gouvernement du 1er chef du parti, c&#039;est un roturier, il s&#039;agit de Hara Kei. Il inaugure le fait que le poste de 1er ministre sera le chef du parti le plus important.
Seiyûkai s&#039;oppose au Rikken Dôshikai, rebaptisé Kenseikai en 1916, puis le Minseiho en 1926. Ce parti est proche de l&#039;armée et de la bureaucratie alors que le Seiyûkai est proche des finances et de la bureaucratie.
Les élections sont très corrompues.

A partir de 1925, est votée la loi sur la suffrage universel masculin. 1ères élections de ce type : 1928. Kyôsantô, parti communiste, renaît en décembre 1926 après avoir été dissolu en 1924 et publie son propre journal : Akahata. En même temps que la loi sur le suffrage universel masculin, est mis en place un moyen de réprimer les idées subversives à l&#039;Etat : Chian ijihô (pouvoir sur le maintien de la sécurité publique). Jusqu&#039;en 1928, on encourait une peine de 10 ans si l&#039;on enfreignait cette loi, puis à partir de 1928 c&#039;était la peine de mort. Paradoxalement, on pousse les partis qui défendent les droits des prolétaires à émerger, mais peu de succès.

2) Pendant la 1ère guerre mondiale (IGM), les puissances européennes se retirent du marché asiatique. Cela libère la place pour le Japon. Surtout concernant le textile. Augmentation des exportations durant cette période. Le Japon rompt ses relations avec l&#039;Allemagne pendant la IGM, et cela stimule les industries chimiques, pharmaceutiques liées à la teinturerie japonaise.
Les commandes militaires amènent une augmentation de la production d&#039;acier, de fer, de charbon etc...

Cette situation engendre une augmentation des échanges et la stimulation de l&#039;activité des chantiers navals, de l&#039;industrie hydroélectrique. En 1920, le Japon devient créancier après avoir été endetté. 

De 1915 à 1920, la production industrielle a un taux de croissance de 10%/an !

A la fin de la IGM ce dynamisme s&#039;arrête, ce qui entraîne des difficultés économiques et va aggraver les tensions sociales. Le 1er septembre 1923, le Kantô connait un tremblement de terre énorme. Un plan de reconstruction de la ville de la ville de Tôkyô est mis en place.

Dans les années 1920, début de la société de consommation, construction de grands magasins, de grandes gares, de lignes ferroviaires etc...

3) Aux environs de 1920, la taille des villes augmente.
Suite au boom industriel, le mouvement syndical va s&#039;affirmer à partir de 1912. Yûaikai (parti fraternel), syndicat fondé par Suzuki Bunji, qui tente d&#039;aider à l&#039;ordre public. Modération idéologique et aide les ouvriers et améliore leurs conditions.

1912 : 46 conflits liés au travail. 1919 : 2388. Augmentation des conflits et explosion du mouvement ouvrier qui amènent la radicalisation du Yûaikai, due à la fin de la IGM, qui entraîne la baisse des exportations amenant une crise et la montée du nationalisme due aux révolutions russes.

1919, le Yûaikai est rebaptisé Sôdômei (Confédération des syndicats travailleurs).
1921, 1ère célébration du May day (fête du travail)
1924, division au sein de la Sôdômei, branche radicale expulsée qui créera en 1925 le Hyôgikai.

Le tremblement de terre de 1923 est l&#039;occasion pour le gouvernement d&#039;arrêter voire d&#039;assassiner certains membres de ces syndicats. Tentative de passage de lois pour protéger les mouvements syndicaux : échec.

Kome Sôdô (Emeutes du riz), entre juillet et septembre 1918, fut un mouvement violent à travers tout le pays, car augmentation du prix du riz et l&#039;armée en nécessitait beaucoup. 
Environ 1/2 millions de personnes y participèrent. Intervention de l&#039;armée : 25 000 arrestations, 8000 condamnations, dont des condamnations à mort.

A partir de 1920, paysans et métayers s&#039;organisent contre les grands propriétaires.

1925 : suffrage universel masculin

Le Nihon Kôgyô kurabu (日本工業クラブ) s&#039;oppose à une politique trop axée sur le social, or les mouvements sociaux s&#039;amplifient.
Yokoyama Gennosuke, journaliste aux Osaka mainichi shinbun, réalise une grande enquête sur la vie de la population prolétaire japonaise en 1889. A partir de la fin de 1910 et courant 1920, il y a beaucoup d&#039;enquêtes de ce genre menées. Volonté de connaître la réalité sanitaire et sociale de la population prolétaire.
1er recensement de la population : 1920. Ensuite tous les 5 ans.

1922 : création d&#039;un bureau social au sein du ministère de l&#039;intérieur, d&#039;où des enquêtes sur le nombre de pauvres et le budget des foyers.

Aux alentours de 1920, début des contrôles des naissances, organisation de l&#039;immigration, &quot;éducation&quot; des femmes pour en faire de bonnes femmes au foyer (due au mouvement d&#039;idéalisation du format familial). 

Le Japon adhère à l&#039;OIT (Organisation Internationale du Travail) pour faire front aux problèmes sociaux et donner une image internationale.

1922 : loi sur la santé. Les entreprises dont le nombre de salariés est supérieur à 15 ont l&#039;obligation de se doter d&#039;un système d&#039;assurance santé (Kenkô hoken).

Mise en place dès 1919 de systèmes sociaux qui à l&#039;aide de bénévoles visitent les familles et aident s&#039;il y a des problèmes (Hômeniin).

4) Au lendemain de la IGM : recomposition des relations internationales -&gt; traité de Versailles.

Le 23 août 1914, le Japon déclare la guerre à l&#039;Allemagne en vertu de son alliance avec l&#039;Angleterre. Le Japon prend le contrôle des territoires allemands en Chine, tel le Shandong, et aussi des mines et chemins de fer gérés par les Allemands. Le Japon prend également des îles du Pacifique : les îles Marshall, Mariannes et Carolines.

En janvier 1914 le Japon soumet 21 demandes au président chinois :
-Plusieurs demandes du type : extension des privilèges en Mandchourie et au Shandong.
-Demande du contrôle sur certains industries
-Demande que la Chine ne fasse plus de concessions territoriales aux autres puissances coloniales
-Demande de la nomination de conseillers politico-militaires japonais pour aider le gouvernement chinois

En mai 1915, la Chine accepte certaines demandes comme l&#039;administration conjointe de certaines entreprises mais refuse l&#039;aide des conseillers japonais qui signifierait une remise en cause de la souveraineté du gouvernement chinois.

Le traité de Versailles permet au Japon de s&#039;affirmer comme une réelle puissance diplomatique. Il veut montrer les avancées, surtout militaires, qu&#039;il a acquises durant la IGM.

Litiges concernant le Shandong, mais le Japon le conserve car il menace de ne pas signer le traité de Versailles. Etant une puissance montante, le président Wilson (USA) pense que s&#039;il ne signe pas le traité de Versailles sera un échec, il fait donc pression pour que le Japon conserve le Shandong.
Le Japon voulut inclure une clause sur l&#039;égalité raciale mais ce fut un échec.

Conférence de Washington (12/1921 à 02/1922) qui a pour objectifs : désarmement, apaiser les tensions en Chine.
Le Japon y participe et réaffirme l&#039;intégrité territoriale de la Chine pour apaiser les tensions et le Japon est obligé de rendre le Shandong.
En février 1922 : signature d&#039;un traité qui impose un ratio pour les flottes militaires principales (USA&gt;UK&gt;JPN)

En août 1928, le Japon signe le pacte Briand Kellogg, inauguré par le ministère des affaires étrangères. Ce pacte est signé par 63 pays qui s&#039;engagent à renoncer à la guerre comme moyen de régler ses comptes.

En 1924, abrogation par les USA du &quot;gentleman agreement&quot;, qui offrait la protection de la population japonaise par les USA aux USA en échange du nombre restreint de Japonais à venir s&#039;installer aux USA. Ce qui entraîne l&#039;interdiction de venir s&#039;installer aux USA pour les Japonais.

Autour de 1925 : problème : trop de gens et pas assez de nourriture.

Mémorandum Tanaka (1927), document qui serait rédigé par le 1er ministre Tanaka Giichi, qui expose clairement les ambitions du Japon contre le reste du monde et en particulier l&#039;Asie. ==&gt; Faux. Création de la Chine pour accuser le Japon.    </description>
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    <title>Meiji2</title>
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      *III) L&#039;affirmation du Japon comme nation moderne pendant la seconde moitié de l&#039;ère Meiji (1889-1912)

1) La constitution de 1889 permet au Japon d&#039;accéder au rang de grande puissance à l&#039;échelle internationale. Tokikogumi est à l&#039;instigation de cette constitution, car sans le Japon restait inférieur.
Cette constitution sera en vigueur jusqu&#039;en 1945. Le pouvoir de l&#039;empereur repose sur cette constitution d&#039;inspiration prusienne. Constitution non démocratique ! L&#039;empereur dispose du pouvoir législatif. Mise en place d&#039;un parlement et d&#039;un suffrage sensitaire (environ 1% de la population !). L&#039;empereur a également le pouvoir exécutif et représente le Japon sur la scène internationale (déclaration de guerre, conclusion de traité etc).
Le premier ministre est choisi par un conseil des anciens (genrô), puis le choix est validé par l&#039;empereur. Le parlement a pour seul pouvoir de voter le budget.
De 1910 jusqu&#039;en 1930, le fonctionnement du gouvernement est relativement démocratique.
1890 : 20 000 bureaucrates et 72 000 en 1900.

2) 1894-1895 : guerre sino-japonaise
1894 : Le Japon met fin aux traités inégaux
1911 : Le Japon retrouve la liberté de fixer ses tarifs douaniers
1902 : traité entre Japon et UK, renouvelé en 1905. Influence jusqu&#039;en 1920.
1907 : traité entre Japon et France
1875 : 1er traité entre Japon et Russie. Le Japon récupère les îles Kouriles et assoit son pouvoir sur les îles d&#039;Okinawa.

La Corée fait appel aux armées chinoises et japonaises pour mater une rébellion, mais cela dégénère. Défaite chinoise reconnue lors de la signature du traité de Shimonoseki en avril 1895. Le Japon gagne le contrôle de Taïwan de 1995 à 1945, ainsi que la péninsule du Liadong. L&#039;Allemagne, la France et la Russie s&#039;y opposent, surtout concernant le Liadong. Le Japon y renonce et reçoit de la Chine une indemnité importante. 

La guerre russo-japonaise : 1904-1905 : Le Japon fait croire aux Occidentaux qu&#039;il a le pouvoir naturel de commander à la Corée. Le Japon attaque la Russie par la Mandchourie et remporte de nombreuses victoires (bataille de Port-Arthur et de Tsushima) entraînant le traité de Portsmouth. La Russie renonce donc à la Corée qui devient une colonie japonaise en 1910. Et le Liadong arrive finalement sous contrôle japonais en 1905. Le Japon contrôle également le chemin de fer au sud de la Mandchourie, ainsi que le sud de Sahklaline. 

3) 1886 à 1906 : 1ère industrialisation.
La production agricole baisse de 53%.
Entre 1897 et 1914, l&#039;Etat assure 30 à 40% des investissements (chemin de fer, industrie de l&#039;armement).
L&#039;Etat réunit les entrepreneurs pour parler de la politique économique. 

L&#039;industrie du textile est la 1ère industrie du pays. Vers 1900, environ 70% des manufactures sont dans le domaine du textile.
Dès la fin des années 1880, les tissus japonais supplantent les importations d&#039;Angleterre, d&#039;Inde. Le Japon est le 4e exportateur mondial. Vers 1890, le secteur industriel traditionnel (pinceaux, ustensiles de cuisine, alimentation etc) limité au Japon va s&#039;ouvrir aux pays proches. Après 1895, augmentation des industries du métal, charbon et navale.

Zaibatsu : Entreprises familiales, datant d&#039;Edo/Meiji et prenant de l&#039;importance durant la 2e partie de Meiji.

Le Japon importe seulement quelques matières premières des autres pays asiatiques, il exporte majoritairement. 

4) Naissance d&#039;une main-d&#039;oeuvre industrielle venue de la campagne. La main- d&#039;oeuvre  féminine a une place importante. Beaucoup de jeunes filles forment une grande part de la main-d&#039;oeuvre dans l&#039;industrie du textile, recrutées dans les campagne. Elles sont &quot;vendues&quot; contre plusieurs années de salaire. Elles doivent rembourser cette somme en travaillant. Conditions de vie cruelles et non-hygiéniques. 

Mise en place de lois pour protéger la main-d&#039;oeuvre. En partie dans l&#039;intérêt du pays dont la population doit croître !

Conditions de travail également difficiles pour les hommes. Relations assez violentes entre les travailleurs et celui qui est responsable d&#039;eux dans les dortoirs où ils vivent.

L&#039;Etat doit mettre en place une législation sociale car c&#039;est conditions d&#039;hygiène déplorables mettent en danger le pays car les dortoirs des travailleurs sont des nids à épidémies. 

En 1911, loi protégeant les femmes et les enfants, afin d&#039;assurer la reproduction de la population. Elle n&#039;entrera en vigueur qu&#039;en 1916.

Dès 1890, des grèves ont lieu et débouchent parfois sur des mouvements ouvriers structurés, qui nécessitent une conscience de classe pour naître. Début du prolétariat industriel japonais.

Apparition de nouvelles classes urbaines mal vues par le reste du Japon et le gouvernement. Ces classes font proliférer les maladies vénériennes, sont sujettes à l&#039;alcoolisme, etc.

Association des gens ordinaires (Heiminsha), qui agit pour la population, prononce un discours pacifique au moment de la guerre. Ils sont dans la même veine que le parti socialiste nouvellement né et les premiers syndicats de travailleurs.
Création d&#039;une loi pour réprimer les syndicats, le socialisme : Chian ketsuhô.

Les ouvriers voulaient une hausse de leur statut social et le respect du reste de la population.

Naissance d&#039;une classe moyenne qui commence à développer un mode de vie différent de celui des gens des campagnes ou des artisants etc. Début de l&#039;idéologie de la femme au foyer importée d&#039;Occident.    </description>
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